Peuple Achuar

« J’ai deux femmes et dix enfants. Deux de nos enfants sont décédés. Sous vos pieds, juste là, nous avons enterré ma mère, et là-bas près du lit, nous avons enterré un de nos fils. Comme ça, leur esprit reste avec nous, on ne les oublie pas. Ils ont les pieds tournés vers le soleil couchant, pour ne pas se perdre dans l’obscurité du monde des ombres. »

Propos de Cesar, membre de la communauté Achuar de Saapap Enza, recueillis par Alice

Seuls les leaders et les guerriers qui ont accepté la force « d’Arutam » (l’énergie maximale) peuvent porter la couronne de plumes de toucan.

Traditions

Achuar signifie « homme du palmier Aguaje ». On les connaissait sous le nom de Jivaro, terrifiants guerriers réducteurs de tête vivants au cœur de la forêt amazonienne depuis des siècles… Aujourd’hui les Achuar ont cessé de collectionner les têtes réduites de leurs ennemis, mais sont encore environ 5000 individus à vivre au cœur de la jungle en totale autonomie, malgré les quelques difficultés liées à la rencontre avec le monde moderne.

Les Achuar ont encore aujourd’hui des coutumes bien ancrées comme la polygamie, les peintures de guerre, les discours guerriers et la cérémonie de la Guayusa. Ils sont très fidèles aux réunions des communautés et aux alliances.

Historiquement, les Achuar vivaient dispersés à travers la jungle. Les chefs prenaient leurs fonctions uniquement en temps de guerre. Ils ne vivent en communauté que depuis peu de temps, influencés par les missionnaires et les organismes indigènes.

Les femmes s’habillent traditionnellement avec une jupe et une blouse, qui à l’époque étaient fabriquées avec de l’écorce d’arbre aplatie. Leur jupe est noire et la blouse est bleue imprimée de petites roses. Elles portent parfois des colliers ou bracelets faits avec des graines diverses, ou des boucles d’oreilles en plumes de toucan. Les hommes portent une longue jupe blanche à rayures verticales noires. Ils portent également une sarbacane avec des fléchettes enduites de Curare, un puissant poison naturel. Les hommes et les femmes se peignent régulièrement le visage avec du jus de genipa qui laisse des marques noires dessinées selon l’inspiration du jour de celui qui peint. C’est une marque de respect que de rendre visite à un village voisin avec le visage peint.

Bien que les plus jeunes s’habillent maintenant à la manière occidentale, les anciens continuent de porter le traditionnel Itip, et gardent les cheveux longs ornés pour certains de la couronne de plumes de toucan, le Tawasap. Seuls les leaders et les guerriers qui ont accepté la force « d’Arutam » (l’énergie maximale) peuvent porter la couronne de plumes de toucan. Pour acquérir cette force, le chef aîné doit faire bouillir la liane de Natem, connue sous le nom d’Ayahuasca, et jeûner pendant trois jours. Une fois le breuvage ingurgité, le guerrier est laissé dans une petite cabane au milieu de la jungle pour qu’il puisse rêver de son futur et recevoir la force « d’Arutam ». Uniquement les plus forts sont capables de recevoir ce grand pouvoir, qui est représenté dans le rêve par un jaguar sous un puissant orage assombrissant la jungle.

Une des boissons traditionnelles est l’infusion de Guayusa qui se consomme très tôt le matin pour se débarrasser des impuretés de l’esprit. La cérémonie de la Guayusa fait lever les plus braves vers 3 heures du matin pour boire une grande quantité d’infusion de la plante Guayusa, comparable à du thé, pour ensuite régurgiter le liquide. C’est leur manière de se laver le corps et l’esprit. Certains pratiquent cette cérémonie chaque matin. Le reste du temps, les Achuar boivent la Chicha, une boisson plus ou moins alcoolisée élaborée à partir d’une purée de manioc, à laquelle on ajoute un ingrédient surprenant pour la fermentation : de la patate douce mâchée par les femmes ! La chicha est au centre de la vie quotidienne des Achuar, chaque femme confectionne sa chicha pour ensuite la servir fièrement aux autres membres de la communauté. Les unes derrière les autres, elles remplissent leur bol de chicha puis offrent ce bol aux hommes ou aux invités pour qu’ils en boivent quelques gorgées. Les Achuar passent parfois des heures à discuter ou planifier les prochains jours en partageant la chicha. Lors des festivités, la boisson est un peu plus alcoolisée.

Les Achuar sont polygames, l’homme peut avoir plus de deux femmes, selon son statut et s’il suit un rituel spécifique. Tout le monde vit sous le même toit, et chaque femme possède son propre foyer. Si l’on voit deux foyers dans une seule maison, c’est que l’homme est marié à deux femmes. Il convient d’épouser une femme proche généalogiquement (cousine éloignée par exemple) et géographiquement. L’infidélité est très mal perçue et est sévèrement punie, généralement par une peine de mort.

Les femmes confectionnent de très belles poteries dans lesquelles elles servent la chicha. Ils ont aussi de nombreux chants : le chant de la séduction, le chant pour le jardinage et pour se donner du courage à l’œuvre, celui pour partir à la guerre, d’autres, les Anents, ressemblent plus à des incantations ou des prières lorsqu’ils s’adressent à la nature et aux animaux. Les Achuar aiment aussi danser, et la tradition veut que l’homme offre sa femme comme partenaire de danse à un autre homme avant de lui-même choisir une autre femme. Ainsi, même les plus timides se mettent à danser.

Ce peuple est très attaché à ses terres et n’accepte pas l’arrivée des compagnies pétrolières ou minières sur son territoire. Ils craignent le mal qui peut être causé à l’environnement et la perte des valeurs culturelles, comme cela s’est produit dans d’autres communautés. Il y a encore aujourd’hui des conflits à ce sujet entre les Achuar et le gouvernement qui restent non résolus. Ils ont déjà perdu une partie de leurs traditions à cause de la colonisation et des missions évangéliques, cependant, ils s’efforcent de maintenir solidement leur culture et leur identité du mieux qu’ils peuvent.

Croyances et religions

Ils voient dans leurs rêves les recommandations faites par ces esprits, ils en dépendent pour prendre des décisions.

Les Wishint sont les shamans des Achuar. Ils sont experts dans la manipulation des fléchettes invisibles appelées Tsentsak qui sont utilisées pour la guérison ou la sorcellerie. Il arrive parfois qu’un mal soit difficile à guérir. Le malade consulte alors un shaman pour guérir de ce mal provoqué par le Tsentsak d’un autre shaman malin. Si l’on découvre l’auteur, cela provoque une vengeance; c’est un motif valable pour déclencher un conflit.

De manière générale, la médecine occidentale est une alternative à la médecine shamanique, mais elle soulage seulement les douleurs corporelles et les fièvres, sans soigner la cause. De nouvelles maladies sont arrivées avec la civilisation et les missionnaires qui ne se soignent pas avec la médecine shamanique. Les deux types de médecine sont désormais complémentaires et tous les deux nécessaires.

Le thème de la mort est très important dans la culture achuar. Les morts sont enterrés sous la maison, les pieds vers le soleil couchant afin de pouvoir rester avec Esta (le soleil) à l’approche du monde des ombres, sans se perdre. Les Achuar maintiennent les relations avec les esprits grâce au monde onirique. Ils voient dans leurs rêves les recommandations faites par ces esprits, ils en dépendent pour prendre des décisions. Ils y voient les futures actions, positives ou négatives.

Pour les Achuar, les hommes, les plantes, les animaux et les météores sont des personnes dotées d’une âme. Certains mythes achuars racontent comment les êtres ont perdu leur apparence humaine. Malgré ces métamorphoses, les Achuar continuent de communiquer avec ces êtres grâce à des chants incantatoires, les Anents, mais le langage de leurs âmes n’apparaît que dans les rêves et les transes.

Si vous posez la question à un Achuar sur sa religion, il vous répondra sûrement de manière très naturelle qu’il est chrétien. D’ailleurs, ils célèbrent la messe tous les dimanches matin, mais chez les Achuar elle se déroule vers 4h du matin… Ils ont beaucoup de respect pour le Père Luis Bolla, missionnaire envoyé dans les années 1950 qui a passé la moitié de sa vie chez les Achuar. Malgré tout, les Achuar semblent toujours accorder plus d’importance à la nature et au shamanisme…

Croyances et religions

Ils voient dans leurs rêves les recommandations faites par ces esprits, ils en dépendent pour prendre des décisions.

Les Wishint sont les shamans des Achuar. Ils sont experts dans la manipulation des fléchettes invisibles appelées Tsentsak qui sont utilisées pour la guérison ou la sorcellerie. Il arrive parfois qu’un mal soit difficile à guérir. Le malade consulte alors un shaman pour guérir de ce mal provoqué par le Tsentsak d’un autre shaman malin. Si l’on découvre l’auteur, cela provoque une vengeance; c’est un motif valable pour déclencher un conflit.

De manière générale, la médecine occidentale est une alternative à la médecine shamanique, mais elle soulage seulement les douleurs corporelles et les fièvres, sans soigner la cause. De nouvelles maladies sont arrivées avec la civilisation et les missionnaires qui ne se soignent pas avec la médecine shamanique. Les deux types de médecine sont désormais complémentaires et tous les deux nécessaires.

Le thème de la mort est très important dans la culture achuar. Les morts sont enterrés sous la maison, les pieds vers le soleil couchant afin de pouvoir rester avec Esta (le soleil) à l’approche du monde des ombres, sans se perdre. Les Achuar maintiennent les relations avec les esprits grâce au monde onirique. Ils voient dans leurs rêves les recommandations faites par ces esprits, ils en dépendent pour prendre des décisions. Ils y voient les futures actions, positives ou négatives.

Pour les Achuar, les hommes, les plantes, les animaux et les météores sont des personnes dotées d’une âme. Certains mythes achuars racontent comment les êtres ont perdu leur apparence humaine. Malgré ces métamorphoses, les Achuar continuent de communiquer avec ces êtres grâce à des chants incantatoires, les Anents, mais le langage de leurs âmes n’apparaît que dans les rêves et les transes.

Si vous posez la question à un Achuar sur sa religion, il vous répondra sûrement de manière très naturelle qu’il est chrétien. D’ailleurs, ils célèbrent la messe tous les dimanches matin, mais chez les Achuar elle se déroule vers 4h du matin… Ils ont beaucoup de respect pour le Père Luis Bolla, missionnaire envoyé dans les années 1950 qui a passé la moitié de sa vie chez les Achuar. Malgré tout, les Achuar semblent toujours accorder plus d’importance à la nature et au shamanisme…

Mode de vie

Les villages sont isolés et n’ont pas d’eau courante, pas d’électricité et pas de réseau téléphonique.

Les Achuar vivent dans des petits villages au milieu de la jungle amazonienne entre l’Equateur et le Pérou. Certains villages sont dotés d’une piste d’atterrissage de terre pour accueillir de petits avions. Pour les autres, on peut y accéder en traversant la jungle à pied d’un village à l’autre, ou partiellement en pirogue si le village est proche d’une rivière.

Les villages dépassent rarement 200 habitants, et les maisons sont éparpillées non loin d’une salle commune où se déroulent les réunions et évènements. Ces maisons sont ovales, la plupart du temps sans murs, avec un toit en palmes superposées protégeant des pluies. Un feu est régulièrement alimenté avec trois gros troncs que l’on rapproche petit à petit, permettant de cuisiner. Traditionnellement, un côté de la maison est dédié à la femme, et l’autre côté à l’homme.

Le travail est effectué en communauté à leur guise, dirigé par les valeurs de la nation telles que l’honnêteté, la solidarité, la sincérité, la vitalité et la volonté. Ces valeurs sont également suivies à la maison. Il n’y a pas de hiérarchie chez les Achuar, cependant les bons chasseurs et les valeureux guerriers ont plus de respect de la part des autres, sans pour autant avoir des traitements de faveur. Le travail communautaire tient de la responsabilité de chacun, personne ne donne d’ordre à personne.

Lors de la traditionnelle cérémonie de la Guayusa, les hommes se réunissent et en profitent pour organiser la journée à venir. Les tâches se répartissent entre hommes et femmes : les hommes abattent les arbres et effectuent les travaux de construction, pendant que les femmes s’occupent du brûlis et des jardins autour de la maison. Pour s’alimenter, ce sont les hommes qui chassent et les femmes qui cuisinent. Pour maintenir l’esprit de communauté d’une autre manière qu’au travers du travail, un jour de la semaine est consacré à un tournoi d’Ecuavolley, une version du volley légèrement modifiée très répandue en Equateur. Le tournoi est pris au sérieux, et il est très mal vu de ne pas y participer.

Les villages sont isolés et n’ont pas d’eau courante, pas d’électricité et pas de réseau téléphonique. Les habitants vont remplir des seaux d’eau à la rivière (souvent avec peu de profondeur et pas de courant). Ils vivent au rythme du soleil, mais disposent tout de même de lampes électriques achetées en ville. Pour communiquer entre eux, une radio satellite est disponible dans chaque village. Chaque matin et chaque soir pendant une heure, les Achuar disposent d’une fenêtre pour communiquer avec d’autres villages voisins et ainsi annoncer une visite, organiser une cérémonie, ou autre. Les familles se baignent dans les rivières, et les toilettes sont très écologiques : un trou creusé à la machette dans la jungle et rebouché ensuite.

Mode de vie

Les villages sont isolés et n’ont pas d’eau courante, pas d’électricité et pas de réseau téléphonique.

Les Achuar vivent dans des petits villages au milieu de la jungle amazonienne entre l’Equateur et le Pérou. Certains villages sont dotés d’une piste d’atterrissage de terre pour accueillir de petits avions. Pour les autres, on peut y accéder en traversant la jungle à pied d’un village à l’autre, ou partiellement en pirogue si le village est proche d’une rivière.

Les villages dépassent rarement 200 habitants, et les maisons sont éparpillées non loin d’une salle commune où se déroulent les réunions et évènements. Ces maisons sont ovales, la plupart du temps sans murs, avec un toit en palmes superposées protégeant des pluies. Un feu est régulièrement alimenté avec trois gros troncs que l’on rapproche petit à petit, permettant de cuisiner. Traditionnellement, un côté de la maison est dédié à la femme, et l’autre côté à l’homme.

Le travail est effectué en communauté à leur guise, dirigé par les valeurs de la nation telles que l’honnêteté, la solidarité, la sincérité, la vitalité et la volonté. Ces valeurs sont également suivies à la maison. Il n’y a pas de hiérarchie chez les Achuar, cependant les bons chasseurs et les valeureux guerriers ont plus de respect de la part des autres, sans pour autant avoir des traitements de faveur. Le travail communautaire tient de la responsabilité de chacun, personne ne donne d’ordre à personne.

Lors de la traditionnelle cérémonie de la Guayusa, les hommes se réunissent et en profitent pour organiser la journée à venir. Les tâches se répartissent entre hommes et femmes : les hommes abattent les arbres et effectuent les travaux de construction, pendant que les femmes s’occupent du brûlis et des jardins autour de la maison. Pour s’alimenter, ce sont les hommes qui chassent et les femmes qui cuisinent. Pour maintenir l’esprit de communauté d’une autre manière qu’au travers du travail, un jour de la semaine est consacré à un tournoi d’Ecuavolley, une version du volley légèrement modifiée très répandue en Equateur. Le tournoi est pris au sérieux, et il est très mal vu de ne pas y participer.

Les villages sont isolés et n’ont pas d’eau courante, pas d’électricité et pas de réseau téléphonique. Les habitants vont remplir des seaux d’eau à la rivière (souvent avec peu de profondeur et pas de courant). Ils vivent au rythme du soleil, mais disposent tout de même de lampes électriques achetées en ville. Pour communiquer entre eux, une radio satellite est disponible dans chaque village. Chaque matin et chaque soir pendant une heure, les Achuar disposent d’une fenêtre pour communiquer avec d’autres villages voisins et ainsi annoncer une visite, organiser une cérémonie, ou autre. Les familles se baignent dans les rivières, et les toilettes sont très écologiques : un trou creusé à la machette dans la jungle et rebouché ensuite.

Économie

Les Achuar n’ont pas besoin d’argent pour se nourrir car ils peuvent se contenter de la chasse, de la pêche et de la cueillette pour vivre.

Les Achuar qui restent aux villages ne gagnent pas d’argent ou très peu, seuls ceux qui partent en ville quelques temps pour y travailler peuvent avoir un revenu et en faire profiter leur famille ou la communauté. Les plus éduqués s’efforcent de monter des projets de développement pour obtenir des subventions, mais à cause des problèmes de corruption, l’argent promis pour aider le développement de centres médicaux ou d’écoles n’arrive jamais à bon port.

Les Achuar n’ont pas besoin d’argent pour se nourrir car ils peuvent se contenter de la chasse, de la pêche et de la cueillette pour vivre. En revanche, la médecine shamanique ne traite pas tout et les villages ont souvent besoin de soins. L’éducation est également une préoccupation importante pour les Achuar qui comptent sur la future génération pour préserver leur habitat. A l’heure actuelle, ils ne font pas ou peu de commerce avec l’extérieur et refusent de collaborer avec les entreprises venues prendre leurs ressources. Le tourisme est une piste à explorer, mais leur isolement et le manque de moyen pour bâtir des infrastructures est un frein considérable.

Économie

Les Achuar n’ont pas besoin d’argent pour se nourrir car ils peuvent se contenter de la chasse, de la pêche et de la cueillette pour vivre.

Les Achuar qui restent aux villages ne gagnent pas d’argent ou très peu, seuls ceux qui partent en ville quelques temps pour y travailler peuvent avoir un revenu et en faire profiter leur famille ou la communauté. Les plus éduqués s’efforcent de monter des projets de développement pour obtenir des subventions, mais à cause des problèmes de corruption, l’argent promis pour aider le développement de centres médicaux ou d’écoles n’arrive jamais à bon port.

Les Achuar n’ont pas besoin d’argent pour se nourrir car ils peuvent se contenter de la chasse, de la pêche et de la cueillette pour vivre. En revanche, la médecine shamanique ne traite pas tout et les villages ont souvent besoin de soins. L’éducation est également une préoccupation importante pour les Achuar qui comptent sur la future génération pour préserver leur habitat. A l’heure actuelle, ils ne font pas ou peu de commerce avec l’extérieur et refusent de collaborer avec les entreprises venues prendre leurs ressources. Le tourisme est une piste à explorer, mais leur isolement et le manque de moyen pour bâtir des infrastructures est un frein considérable.

Hospitalité et rencontres

Très souvent, la venue d’une personne extérieure au village est annoncée à l’avance, pour savoir qui se présente et pour quel motif, afin de le recevoir comme il se doit.

Les Achuar sont d’anciens guerriers et ont traversé de nombreux conflits avec des tribus voisines, ou des civilisations étrangères comme celle des Incas. Ils sont assez méfiants face à l’inconnu, et ce n’est pas conseillé de leur rendre visite à l’improviste. Très souvent, la venue d’une personne extérieure au village est annoncée à l’avance, pour savoir qui se présente et pour quel motif, afin de le recevoir comme il se doit. Un rituel d’accueil consiste à brandir une lance tout en récitant une sorte de chant guerrier, censé impressionner le visiteur et lui montrer qu’il vaut mieux ne pas chercher les problèmes. Un autre rituel, plus pacifiste, ressemble à deux amis qui discutent face à face, assis avec leur lance posée contre leur épaule : ils prennent respectueusement des nouvelles de chaque clan. S’ils sont en confiance, ils savent être très cérémonieux et montrer la bienvenue. Il est d’usage d’accepter de boire la chicha que les femmes du village ont préparé pour leur faire honneur.

Le tempérament de guerrier est une caractéristique qui représente les Achuar, et les prétextes pour déclencher un conflit sont multiples. Les Achuar ne font pas de commerce entre eux, la guerre est donc un bon moyen de créer des alliances et maintenir un contact entre les villages.

Hospitalité et rencontres

Très souvent, la venue d’une personne extérieure au village est annoncée à l’avance, pour savoir qui se présente et pour quel motif, afin de le recevoir comme il se doit.

Les Achuar sont d’anciens guerriers et ont traversé de nombreux conflits avec des tribus voisines, ou des civilisations étrangères comme celle des Incas. Ils sont assez méfiants face à l’inconnu, et ce n’est pas conseillé de leur rendre visite à l’improviste. Très souvent, la venue d’une personne extérieure au village est annoncée à l’avance, pour savoir qui se présente et pour quel motif, afin de le recevoir comme il se doit. Un rituel d’accueil consiste à brandir une lance tout en récitant une sorte de chant guerrier, censé impressionner le visiteur et lui montrer qu’il vaut mieux ne pas chercher les problèmes. Un autre rituel, plus pacifiste, ressemble à deux amis qui discutent face à face, assis avec leur lance posée contre leur épaule : ils prennent respectueusement des nouvelles de chaque clan. S’ils sont en confiance, ils savent être très cérémonieux et montrer la bienvenue. Il est d’usage d’accepter de boire la chicha que les femmes du village ont préparé pour leur faire honneur.

Le tempérament de guerrier est une caractéristique qui représente les Achuar, et les prétextes pour déclencher un conflit sont multiples. Les Achuar ne font pas de commerce entre eux, la guerre est donc un bon moyen de créer des alliances et maintenir un contact entre les villages.

Éducation

Il n’y pas d’école dans tous les villages, certains enfants doivent traverser la jungle pendant une à deux heures chaque jour pour recevoir un enseignement. Après la petite école, certains ont la chance de pouvoir partir vivre dans une ville proche pour continuer leurs études. Les Achuar espèrent ainsi que les enfants pourront revenir avec plus de connaissances à transmettre et aider au développement de la communauté. La force de la communauté fait que les enfants reviennent au village au lieu de poursuivre leur vie en ville comme c’est le cas dans beaucoup d’autres communautés du monde.

Pour apprendre à vivre dans la jungle, il n’y a pas d’école. Tout se transmet grâce au bouche-à-oreille : la chasse, la pêche, la cuisine… Les anciens transmettent les traditions et les coutumes de cette manière.

Éducation

Il n’y pas d’école dans tous les villages, certains enfants doivent traverser la jungle pendant une à deux heures chaque jour pour recevoir un enseignement. Après la petite école, certains ont la chance de pouvoir partir vivre dans une ville proche pour continuer leurs études. Les Achuar espèrent ainsi que les enfants pourront revenir avec plus de connaissances à transmettre et aider au développement de la communauté. La force de la communauté fait que les enfants reviennent au village au lieu de poursuivre leur vie en ville comme c’est le cas dans beaucoup d’autres communautés du monde.

Pour apprendre à vivre dans la jungle, il n’y a pas d’école. Tout se transmet grâce au bouche-à-oreille : la chasse, la pêche, la cuisine… Les anciens transmettent les traditions et les coutumes de cette manière.

Gastronomie

Les hommes chassent à la sarbacane, s’ils sont chanceux ils attrapent un singe ou un sanglier, autrement, ils peuvent se satisfaire d’un perroquet ou d’un tatou. Parfois, ils abattent un ou deux palmiers chonta soit pour extraire la partie qui se situe à la tête du palmier à la base des feuilles qui est un met très tendre et très fameux, soit pour créer un lieu douillet où certains coléoptères pourront pondre leurs œufs, donnant naissance à des petits vers très appréciés crus ou grillés. Les Achuar se nourrissent de poissons lorsque la saison est propice à la pêche, généralement juste avant la saison des pluies lorsque le courant est très lent pour y pratiquer la pêche à la nivrée. Cette méthode de pêche consiste à faire remonter les poissons à la surface en agitant dans l’eau des lianes toxiques pour le poisson. Ils élèvent aussi quelques poules en liberté dans le village, pour leurs œufs et pour la viande.

Pendant ce temps, les femmes partent aux champs où elles déterrent quelques racines de manioc et des pommes de terre. Parmi les autres types de plantations, on trouve les ignames, les patates douces, les taros, les haricots, les courges, les cacahuètes et les ananas. Elles cueillent quelques bananes plantains encore vertes et font cuire le tout dans une marmite.

Les fruits sauvages sont bien entendu très appréciés. La noix de coco offre une boisson désaltérante et une chair douce, tandis que les petites bananes sucrées sont dévorées par les enfants. On les voit parfois suçoter une tige de canne à sucre. La forêt et leurs terres leur offrent aussi du cacao, des goyaves, des papayes, ou encore d’autres fruits moins connus comme la chérimole, la pomme de lait ou le fruit de l’inga.

Histoire

Il y a plusieurs siècles, les Achuar faisaient partie de la tribu des Jivaros, connue dans le monde entier pour réduire les têtes de leurs ennemis. Certaines légendes racontent comment cette tribu s’est divisée en plusieurs clans, formant notamment la communauté Achuar, et leur voisin, la communauté Shuar.

On ne connait pas exactement depuis combien de temps les Achuar occupent leur territoire actuel. On sait en revanche que jusqu’aux années 1950, les Achuar ont eu des contacts très réduits avec le monde extérieur. Leur isolement et l’inaccessibilité de leur territoire les a protégés des diverses civilisations. Les Achuar n’ont donc pas été vraiment confrontés à l’Empire Inca, ni aux Conquistadores espagnoles du XVIème siècle.

En 1941, dans un contexte de conflit frontalier qui dure depuis de nombreuses années, le Pérou a envahi l’Equateur : au bout du compte, une large partie de la forêt amazonienne équatorienne est devenu la propriété du Pérou. Des familles Achuar ont alors été séparées de part et d’autre de la frontière.

Quelques années plus tard, à la fin des années 1950, les premiers missionnaires salésiens sont arrivés en Amazonie Equatorienne pour évangéliser les communautés Shuar et Achuar. A ce moment, les Achuar étaient en guerre de clans. Le Père Luis Bolla parvint à apaiser les conflits, et dans les années 1970, ces guerres entre communautés Achuar touchèrent à leur fin en partie grâce à lui, ce qui lui vaudra d’être très respecté du peuple Achuar. Le peuple Achuar a commencé à s’ouvrir au monde extérieur à partir de ce moment-là, subissant l’influence des missionnaires, tout en gardant l’envie de conserver leur propre identité.

A la fin du XXème siècle, les Achuar ont souhaité faire reconnaitre leur peuple auprès du gouvernement Equatorien. En 1993, leur organisation officielle, la OINAE (Organisation Interprovinciale de la Nationalité Achuar d’Equateur) a été reconnue légalement par le ministère. Cette organisation s’appelle depuis 2005 la NAE, Nationalité Achuar d’Equateur.

Aujourd’hui, les Achuar font face à une menace : les entreprises pétrolières, minières et forestières qui convoitent les richesses de la forêt. Ils savent que l’exploitation des ressources naturelles ne présagent rien de bon. Heureusement, ce peuple de guerriers n’a pas l’intention de se laisser faire et compte bien utiliser leur force pour défendre et préserver leur jungle afin de continuer à y vivre tranquillement.

Histoire

Il y a plusieurs siècles, les Achuar faisaient partie de la tribu des Jivaros, connue dans le monde entier pour réduire les têtes de leurs ennemis. Certaines légendes racontent comment cette tribu s’est divisée en plusieurs clans, formant notamment la communauté Achuar, et leur voisin, la communauté Shuar.

On ne connait pas exactement depuis combien de temps les Achuar occupent leur territoire actuel. On sait en revanche que jusqu’aux années 1950, les Achuar ont eu des contacts très réduits avec le monde extérieur. Leur isolement et l’inaccessibilité de leur territoire les a protégés des diverses civilisations. Les Achuar n’ont donc pas été vraiment confrontés à l’Empire Inca, ni aux Conquistadores espagnoles du XVIème siècle.

En 1941, dans un contexte de conflit frontalier qui dure depuis de nombreuses années, le Pérou a envahi l’Equateur : au bout du compte, une large partie de la forêt amazonienne équatorienne est devenu la propriété du Pérou. Des familles Achuar ont alors été séparées de part et d’autre de la frontière.

Quelques années plus tard, à la fin des années 1950, les premiers missionnaires salésiens sont arrivés en Amazonie Equatorienne pour évangéliser les communautés Shuar et Achuar. A ce moment, les Achuar étaient en guerre de clans. Le Père Luis Bolla parvint à apaiser les conflits, et dans les années 1970, ces guerres entre communautés Achuar touchèrent à leur fin en partie grâce à lui, ce qui lui vaudra d’être très respecté du peuple Achuar. Le peuple Achuar a commencé à s’ouvrir au monde extérieur à partir de ce moment-là, subissant l’influence des missionnaires, tout en gardant l’envie de conserver leur propre identité.

A la fin du XXème siècle, les Achuar ont souhaité faire reconnaitre leur peuple auprès du gouvernement Equatorien. En 1993, leur organisation officielle, la OINAE (Organisation Interprovinciale de la Nationalité Achuar d’Equateur) a été reconnue légalement par le ministère. Cette organisation s’appelle depuis 2005 la NAE, Nationalité Achuar d’Equateur.

Aujourd’hui, les Achuar font face à une menace : les entreprises pétrolières, minières et forestières qui convoitent les richesses de la forêt. Ils savent que l’exploitation des ressources naturelles ne présagent rien de bon. Heureusement, ce peuple de guerriers n’a pas l’intention de se laisser faire et compte bien utiliser leur force pour défendre et préserver leur jungle afin de continuer à y vivre tranquillement.

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